Livre The Speed of Sound: Breaking the Barriers Between Music and Technology”

Aller en bas

Livre The Speed of Sound: Breaking the Barriers Between Music and Technology”

Message par Eddith le Dim 23 Oct 2016 - 11:01




Dans son livre “The Speed of Sound: Breaking the Barriers Between Music and Technology” sorti le 11 octobre, Thomas Dolby raconte qu’il y a eu plusieurs rencontres avec le Roi de la Pop. A une époque où Internet n’existait pas, la rumeur d’une collaboration entre Michael Jackson et le chanteur-compositeur anglais Thomas Dolby s’était diffusée. Elle avait été associée à la sortie d’un projet post-”Thriller” (1982).



Dans le chapitre 5 intitulé “Wonderland”, Dolby décrit un moment surréaliste qui a eu lieu après la sortie de l’album “Thriller”.

Alors qu’il était à Los Angeles pour l’enregistrement d’une émission TV, Thomas Dolby a décidé de passer un coup de téléphone à Michael Jackson et à sa grand surprise, c’est la star en personne qui a décroché.

Extraits :
Thomas_Dolby_”Salut, c’est Thomas, nous nous étions rencontrés dans un studio d’enregistrement à Londres.”
_”Tu es vraiment à L.A. ? Où ?”
J’ai dû demander : “Euh…Je suis à Burbank apparemment. Est-ce que ça ne serait pas proche de chez toi ?”
_”Ouais, c’est proche. Je vis à Encino. Tu veux passer ?”
(..)
J’ai donné l’adresse au chauffeur de la limousine. Il faisait sombre maintenant, et il y avait une pluie battante. Le chauffeur a plissé les yeux en voyant le numéro de la maison. “N’est-ce pas la rue où il y a Michael Jackson?” a-t-il dit par dessus son épaule.

“Oui. En fait, c’est là où je vais” répondis-je. Le conducteur me lança un regard dans son rétroviseur intérieur, et mes co-passagers étaient quelque peu surpris.

Nous sommes arrivés à l’adresse (…) face à un ensemble d’énormes portes en fonte. Le chauffeur appuya sur l’interphone, et je lui ai dit de m’annoncer. “Nous avons Thomas Dolby pour Michael Jackson,” a-t-il dit. Après quelques instants, les portes se sont ouvertes. Je dis au conducteur qu’il pouvait me laisser sortir juste là (…)je suis sorti de la limousine à la lueur de ses phares et j’ai marché dans l’allée, en évitant les flaques d’eau. Je suis passé devant une grande maison de garde en verre; à l’intérieur, je pouvais voir une paire de gardes de sécurité en uniformes, leurs visages éclairés par des écrans de vidéosurveillance. (…)

La maison de Michael était un imposant manoir avec une fontaine et une allée en gravier. La lourde porte d’entrée était dans un style de verre et je pouvais voir le grand couloir allumé à l’intérieur. Il y avait un lustre en cristal, des sols en marbre (…). J’ai sonné tandis que j’attendais ruisselant dans mon T-shirt et jeans détrempés. Je suppose que je m’attendais à voir une sorte de majordome ou un domestique. Mais après quelques instants, un petit personnage dans un costume de loisirs de soie rose est descendu d’un côté de l’escalier et a traversé le sol en marbre. C’était lui.

La porte s’ouvrit, et je restais là, laissant quelques flaques d’eau sur le seuil. Michael m’a accueilli avec un sourire et me montra une petite salle de bain hors du couloir. Il y avait une pile de serviettes en papier sur le bassin, alors je les ai utilisées pour sécher mes cheveux comme je pouvais et éponger un peu mes vêtements trempés par la pluie.

Quand je suis revenu, mon hôte attendait dans un coin salon (…). “Asseyons-nous,” a-t-il dit, indiquant un pouf en cuir rembourré. Je me suis posé dessus, alors qu’il montait sur un gigantesque trône médiéval incrusté de bijoux. Il était si massif qu’il devait grimper pour s’asseoir dessus. Ses bras atteignaient à peine les accoudoirs, clairement il avait été conçu pour quelqu’un de beaucoup plus grand (Henry VIII, peut-être?). Perché sur son trône, Michael ressemblait à une figurine de lui-même.

Je jetais un regard autour de moi dans la pièce sur un curieux étalage de trésors artistiques. Il y avait une cheminée en or massif avec une horloge vénitienne dans une cloche en verre; un raton laveur en peluche; un jeu d’échec chinois en ivoire sur une table de jeu Biedermeier; à côté de cela, un casque de Dark Vador sur un socle. Michael installé dans le trône dans son costume de loisirs, nous avons commencé à parler.

“Tu es du signe Balance, n’est-ce pas?” a-t-il dit. “Tu es né le 14 Octobre. J’ai vu cet article dans “Creem“. Je suis plus vieux de seulement 6 semaines. Tu t’intéresses à cela?”
J’ai répondu : “Je ne suis pas vraiment les horoscopes. Je ne vois pas comment sur douze personnes dans le monde une pourrait avoir le même genre de journées que les miennes.”
[Michael poursuivit] : “Ce que j’aime c’est le symbolisme. C’est juste si symbolique. Regarde, je suis du signe “Vierge” et le symbole de la Vierge ressemble exactement à mes initiales -… M.J.” Il prit un bloc de papier et l’a dessiné pour moi. Je remarquais que son bloc-notes comportait des mots isolés griffonnés et des lignes aléatoires où étaient notées des paroles, comme sur la plupart des miens.

Je lui ai demandé “Est-ce que tu as des chansons et des paroles dans ta tête tout le temps?”

“Chaque jour, j’écris un peu, puis je vais danser un peu,” dit-il. Je remarquais alors à quel point ses yeux étaient bruns. “Puis je vais jouer à des jeux vidéo” a-t-il ajouté. Et nous avons ri tous les deux.

_”Oui, les SDS5s. Mais je les déclenchais avec cette machine étrange appelée PPG Wave Computer. Elle a été construite pour contrôler les lumières du spectacle [du groupe] Tangerine Dream.”

_”J’adore ces gars! Avez-vous entendu la bande originale du film “Sorcerer”? Le film de Roy Scheider? Brilliant. J’ai une copie dans ma salle de projection. Oh, et je viens de recevoir mon propre Synclav.” Il faisait allusion au Synclavier, un clavier à 120.000 $ , clavier dont on peut entendre un échantillon de démonstration dans l’intro de la chanson “Beat It”.

Notre conversation suivit son cours. Nous avons parlé des techniques de production en musique, des couleurs de l’automne en Nouvelle-Angleterre qui lui manquaient ici à Los Angeles, comment nous avions passé chacun une grande partie de notre enfance loin de la maison. Je fus surpris par l’ampleur des connaissances et des intérêts de Michael. Il était remarquablement terre-à-terre et facile à discuter, et aussi passionné par sa musique que je l’étais par la mienne.

“Thriller” était sorti depuis quelques mois, mais il avait déjà franchi la barre des cinq millions d’albums vendus. Michael a demandé comment se portait mon album. “Ça va bien,” je lui ai dit – sans mentionner de chiffres – “.
[MJ lui prodigua alors des encouragements] : “Tu dois simplement continuer à y croire. Il faut continuer à croire que tu es meilleur qu’eux, que tu es meilleur que tout le monde. Tu ne dois jamais laisser s’échapper ton rêve.”

Je fus touché par ses paroles, et je me suis senti revigoré. Toute la soirée, je pensais que nous étions seuls dans la maison. Mais alors que nous bavardions depuis plus d’une heure, ce qui était déjà une étrange soirée a pris une tournure encore plus étrange.

Du coin de l’œil, je remarquais furtivement de petits visages à la rambarde de l’escalier à l’étage. Je levais les yeux – ils avaient disparu. Quelques instants plus tard, ils étaient de retour, plusieurs cette fois. J’ai entendu un rire hystérique. Puis une porte s’ouvrit, et le maxi 45 tours de “Science” a explosé à 120 décibels. Maintenant, il y avait au moins une douzaine de petits visages qui me regardaient, et des doigts pointant à travers la rampe de l’escalier.

Michael m’a expliqué que le jeudi soir, il aimait inviter les enfants voisins à jouer avec des jouets radio-commandés. Je lui ai demandé “Pourquoi ce rire ?”
Il a ri et a dit: «Oh, ils ne peuvent pas croire que vous êtes le gars vu à la TV.” Il leur fit signe, et ils dévalèrent l’escalier, chacun avec un jouet camion ou voiture de course. Ils étaient en pyjamas et robes de chambre. Ils ont ri et joué sur le tapis turc (…) autour de nos pieds. Michael a dirigé la procédure de son perchoir, à la manière du “Thin Controller” dans “Thomas the Tank Engine”. Nous avons continué à bavarder, mais de temps à autre, il s’interrompait au milieu d’une phrase pour donner une directive. “Hey, Jimmy, apporte ça ici. … Billy, ne fais pas ça!” (…)

Michael m’a dit : “Je n’ai jamais vraiment eu d’enfance. J’en ai passé la majeure partie sur la route.”
J’ai eu le sentiment que si son père et ses frères le malmenaient et le tourmentaient c’est parce qu’ils savaient qu’il était de loin le plus talentueux. Quand il a demandé à propos de ma famille, je lui ai dit que j’étais un gamin heureux et que j’aimais beaucoup mes parents , même si j’ai dû lui expliquer ce qu’était un archéologue classique. [l'une des activités de son père, ndlr]

Nous avons discuté de nos albums préférés et découvert une admiration commune pour “Surf’s Up” des Beach Boys. Michael était triste pour les graves problèmes psychiatriques de Brian Wilson ou encore par le fait que son frère Dennis était un ivrogne et un toxicomane. Il m’a alors dit : “Il est préférable de mourir d’une mort subite que juste voir son état se dégrader. Quand je mourrai, je veux mourir comme Elvis.”

Sources : rollingstone.com / MJLegend


cligne2
avatar
Eddith
Bloody

Messages : 3996

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum