C'était le 7 juillet 2009

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C'était le 7 juillet 2009

Message par Eddith le Sam 8 Juil 2017 - 9:59



L’histoire aurait dû être différente. Dans six jours, ses fans devaient fêter son grand retour, avec le début de sa tournée mondiale, à Londres. Au lieu de cela, ils ont célébré une dernière fois le roi de la pop hier, lors d’une cérémonie d’hommages au Staples Center, à Los Angeles. Presque trois heures remplies d’émotion, de larmes et de rires.

En franchissant l’un des tunnels d’accès, le contraste avec l’atmosphère d’un match de basket des Lakers est saisissant.
Pas de lumières brillantes ni de pom-pom girls. On pénètre dans une cathédrale sombre, quelques spots éclairant d’une lumière bleutée une scène géante.
Devant, plusieurs gerbes de fleurs sont posées, le cercueil du chanteur les rejoignant, alors qu’un écran géant salue «la mémoire du King of Pop 1958–2009».

Stevie Wonder au piano

En attendant le début de la cérémonie, le silence est assourdissant.
Quelques cris s’élèvent alors qu’une partie de la famille fait son entrée.
La Toya, une des sœurs de Michael, veste blanche sur les épaules, arrive au bras du révérend Jesse Jackson. Diana Ross, absente, fait lire un message, ainsi que Nelson Mandela, avant qu’un gospel d’une quarantaine de femmes n’entame un Hallelujah.

Comme prévu, Mariah Carey interprète le tube des Jackson 5 «I’ll be there», tout en retenue.
La salle finit debout, les sièges en tremblent presque. Puis vient Stevie Wonder.

La retransmission télé ne fera sans doute jamais justice à ce moment.
Sa voix, sur «Never Dreamed You’d Leave in Summer» perce le plafond de l’arène des Lakers. «Pourquoi n’es-tu pas resté?», demande-t-il derrière son piano et ses lunettes noires.



Trop d’émotion pour certaines fans, dont le maquillage coule sans retenue
. L’une chante tout bas, une autre serre fort la main de son compagnon.
Elles font partie des 11.000 personnes – sur les 1,6 million qui ont tenté leur chance à la loterie – à avoir décroché le tant convoité ticket donnant accès à l’intérieur du Staples Center.

Plusieurs personnes se succèdent au micro.
Le révérend Al Sharpton est l’un des champions de la cause noire aux Etats-Unis. Reprenant un thème de son discours fait à l’Appolo Theater, au cœur de Harlem, le soir de la mort de Michael Jackson, il salue la mémoire «de celui qui a contribué à briser les chaînes» de la communauté afro-américaine. Selon lui, Michael Jackson est l’un des maillons ayant permis d’aboutir à l’élection de Barack Obama.

Une élue du Texas, membre du «black caucus» à Washington, loue également la contribution de la star défunte
. Les discours de Martin Luther King III et du basketteur Magic Johnson se mettent au diapason. «Qu’importent sa couleur de peau et les rumeurs», il m’a rendue fière d’être noire, murmure une fan. Sans surprise, la plupart des hommages tournent à l’hagiographie, sur le refrain «Michael l’humanitaire, qui a donné sans compter».

Beaucoup d’anecdotes également, notamment sur l’enfance du chanteur. «Il avait un talent tellement énorme à 10 ans que j’ai demandé à voir son acte de naissance», plaisante Berry Gordy, le fondateur du label Motown, qui a lancé la carrière de Michael Jackson.

Aux rires succèdent les larmes. Jermaine, frère aîné de Michael, peine à finir la chanson «Smile». A laquelle suivent les classiques «We are the world» et «Heal the world».

Puis, la fille du roi de la pop, Paris, monte à son tour sur scène. «Tu étais le meilleur père qu’on puisse rêver d’avoir», parvient-elle à dire, en sanglots, alors que la cérémonie touche à sa fin et que ses frères emmènent le cercueil.


Source:20minutes.fr/culture




Une triste journée qu'aucun fan n'oubliera. RIP Michael, tu seras toujours dans nos coeurs.     MJ2


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