[Livre] Everything I Need To Know I Learned From Michael Jackson

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[Livre] Everything I Need To Know I Learned From Michael Jackson

Message par Eddith le Dim 7 Sep 2014 - 8:57




Le journaliste et auteur Steven Ivory publiera prochainement un ebook intitulé : « Everything I Need To Know I Learned From Michael Jackson ».

Dans un article , Ivory est revenu sur l’expérience qu’il a vécue en côtoyant Quincy Jones et Michael Jackson à l’époque « Off The Wall » :

« Alors que Quincy bénéficiait déjà d’une renommée en tant que chef d’orchestre, arrangeur, producteur, compositeur et réalisateur de BO, il cherchait à consolider sa réputation de producteur en vogue. Oui, il avait produit son premier succès en 1963 avec la pop classique de Lesley Gore, “It’s My Party” et dans les années 70, il avait produit des hits pour Aretha Franklin, The Brothers Johnson, Rufus & Chaka Khan, ainsi que ses propres albums. Mais dans les années 70, il voulait être vu comme un faiseur de hit certifié.

Les dirigeants de CBS Records (qui deviendra plus tard Sony) respectaient Quincy -tout le monde respectait Quincy- mais ne le voyaient pas comme l’homme pouvant produire Michael Jackson. Non qu’ils considéraient Michael comme sans valeur; à ce moment-là, il était juste un autre artiste.
Pour produire Michael ils auraient préféré quelqu’un comme Maurice White-fondateur / producteur du plus grand groupe noir, Earth, Wind & Fire, et qui avait déjà produit avec succès Deniece Williams, le claviériste Ramsey Lewis et le groupe The Emotions.

Même les Jacksons avaient leur idée sur qui devrait produire l’album solo de Michael. Ils estimaient qu’ils devraient le faire, et ils l’ont dit à Michael devant moi un après-midi de septembre 1977.
Jackie, Tito, Marlon et Randy et moi étions assis sur un canapé en cuir dans la tanière de [la] maison d’Encino, sorte de ranch familial sur Hayvenhurst (…) tandis qu’un Sanyo Ghetto Blaster sur la table basse diffusait les pistes instrumentales -pas de chant principal ni de chœurs – de « Destiny », le premier album, (…) qu’ils avaient été autorisés à composer et à produire eux-mêmes.
Michael était assis sur une chaise en bois en face de nous, marquant parfois le rythme par le mouvement. C’était quelque chose à voir, Michael Jackson dansant sur sa chaise, mais je ne l’ai vu que dans ma vision périphérique, de peur que si je le regarde [directement], il ait été embarrassé et arrête.

« Cela fait très longtemps que nous attendons de produire notre propre musique, Man » dit fièrement Jackie, lorsque la cassette fut terminée. « Après cet album, Michael fait un disque solo. Il discute avec différentes personnes, mais il pense faire ça en famille et nous laisser produire son album, aussi. N’est-ce pas Mike? »
Michael détourna les yeux, comme s’il n’avait pas entendu, son silence voulait tout dire.

Off-The-Wall_michael_jacksonQuoi qu’il en soit c’est grâce à (Bobby) Holland, Ed Eckstein et Quincy Jones, que sans le savoir j’allais bénéficier d’un siège au premier rang pour assister à la création de l’album le plus important de la carrière solo de Michael Jackson. Quand Bobby est retourné à notre appartement ce soir-là, je l’ai tanné pour plus de détails.
« Eh bien, il était décontracté et calme pour tout sauf pour la musique», m’a dit Bobby au sujet de Michael, tout en atteignant le réfrigérateur pour prendre une bière. “Quincy le faisait marrer avec certaines choses qu’il disait – tu sais comment est Quincy à toujours raconter des histoires, mais quand la musique commençait Mike se transformait en tigre. Tout en chantant, il faisait plein de choses qu’il fait sur scène, comme un mini-concert. Ce fut un trip. »

Certains jours, il n’y avait pas assez de lumière dans la salle pour que Bobby prenne des photos quand Michael était derrière micro pour chanter, le chanteur avait insisté pour que le studio soit sombre. « Les seules lumières dans la pièce», m’a dit Bobby, « étaient sur la console d’enregistrement et la lumière sur le pupitre avec les paroles sur une feuille de papier en face de Michael. »

Il s’agissait d’une opération sans fioritures. Pas de limousines, aucun détail d’une sécurité élaborée, pas de repas gastronomiques d’un cuisinier-traiteur. Quincy ne conduisait pas, donc à environ midi, il arrivait au studio conduit par un homme au volant de sa propre voiture « une vieille Buick ordinaire ».
Une Buick, Bobby? Tu es sûr?

« Hey, mon père était un homme à Buick. Je sais reconnaitre une Buick quand j’en vois une. C’était une Buick. »
Selon Bobby, Quincy avait fait une mallette qui contenait les partitions et … une bouteille de sauce piquante. Ils commandaient le déjeuner et le dîner à partir de menus des lieux à proximité, mais Q devait avoir sa propre sauce piquante.

michaeljackson_quincyjones_bruce_swedienUn jour, Michael s’est présenté vêtu comme l’acteur Charlie Chaplin. « De la tête aux pieds», a déclaré Bobby. “Make-up; l’ensemble neuf. Et il a travaillé comme ça. Imaginez Charlie Chaplin jammer sur « Don’t Stop ‘Til You Get Enough »
Certains jours, il y avait des musiciens, mais souvent il y avait juste Michael, Quincy, Bruce Swedien , l’ingénieur du son de longue date de Quincy et, comme Bobby m’a dit un soir de retour du studio, « ce mec blanc nommé Rod Temperton. »

J’avais entendu parler de lui. Un gars maigre et calme d’Angleterre, qui était membre de Heatwave, le groupe R & B (…) [qui cartonnait] dans les charts avec des hits comme “Boogie Nights”, “The Groove Line” et la ballade “Always and Forever.” (…)





Un après-midi, peut-être un an avant qu’il ne commence à travailler avec Temperton, je traînais dans les bureaux de Quincy Jones chez A&M Records avec Eckstein, quand Quincy, assis derrière son bureau, est devenu sérieux et a demandé, “Ivory, que pensez-vous de Rod Temperton ? Est-ce que les chansons qu’il écrit pour Heatwave iraient à d’autres artistes en général ? ”

Quincy Jones me demandait mon avis musical.
« Hmmmm » j’ai dit, pensivement. « Je ne sais pas, Q. Ces chansons fonctionnent bien avec ce groupe, mais … je ne sais pas. »
Quincy me regarda et secoua la tête, comme pour dire: «Vous avez sans doute raison ». De toute évidence, l’homme me flattait. Même s’il posait la question, il avait déjà mis Temperton sous contrat.

Si Michael et Quincy avaient quelque chose à prouver avec cette production, (…) , ils ont également eu le luxe de faire un album qui a du mérite. Contrairement aux albums suivants de Jackson, « Off The Wall » ne contenait pas de gimmicks – pas de chanson rock spécialement conçue pour une population qui n’aurait pas écouté la musique de Jackson ni de participation de musiciens stars recrutés juste pour le show. (…)
Patti Austin était une partenaire de duo superbe pour Michael sur «It’s The Falling In Love » mais si la chanson avait figuré sur « Thriller », il y a des chances qu’un nom plus célèbre ait été embauché pour la notoriété.

Au cours de la production de l’album, certains soirs Eckstein venait à notre appartement avec une cassette contenant des titres bruts correspondant à une semaine de sessions et nous aimions allumer un joint et écouter. J’ai été surpris.
Le puissant “Burn This Disco Out” de Temperton a immédiatement été mon [titre] préféré. (…)



C’était fascinant d’entendre des choses pour lesquelles les gens ne seraient pas au courant- comme quand la voix de Michael craquait pendant la chanson de Stevie Wonder, “I can’t help it,” alors il luttait pour atteindre un registre de fausset encore plus élevé qu’il ne l’était déjà au cours de ses ad-libs à la fin de la chanson. (…)



Lorsque “Off The Wall” a été commercialisé en Août 1979, Bobby et moi étions peut-être aussi excités que Michael. (…) Ce fut un succès immédiat, avec en fin de compte des ventes autour de 6 millions d’exemplaire.
(Depuis sa sortie l’album s’est aujourd’hui vendu à plus de 20 millions d’exemplaires dans le monde.)

En dépit de son triomphe, le fait que l’album n’ait remporté qu’un Grammy Award pour “Best Male R&B Vocal Performance” pour son premier single, “Don’t Stop ‘Til You Get Enough”, a tellement bouleversé Michael qu’après la cérémonie, Quincy, a déclaré Michael a été conduit à la maison, où il «a pleuré jusqu’à s’endormir.”

Il semblerait que Michael ait dit au patron de CBS Records, Walter Yetnikoff, qu’il estimait qu’ “Off The Wall” aurait du gagner [le trophée] de “Record Of The Year”.
Pendant ce temps, Yetnikoff aurait dit à des responsables du label qu’alors que les ventes de “Off The Wall” étaient une manne bienvenue, l’insistance de Michael à dire que son prochain album serait encore plus grand n’était que la fantaisie d’un artiste.

Bien sûr, nous connaissons tous la suite.

Steven Ivory”.

En effet, “Thriller” , commercialisé 3 ans plus tard, est devenu de loin l’album le plus vendu de tous les temps…

Sources : eurweb.com / MJLegend


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